Pourquoi certains athlètes choisissent-ils de s’entraîner… quand ils sont déjà fatigués?


S’entraîner avec des jambes lourdes paraît franchement bizarre. On imagine plutôt l’athlète parfait qui dort neuf heures, mange au gramme près et commence chaque séance frais comme un lundi matin dans une publicité pour céréales. Dans la vraie vie du sport de haut niveau, c’est moins propre. Certains entraînements sont volontairement réalisés alors que la fatigue est déjà présente.

Et ce n’est pas forcément une erreur de programmation. Dans certains sports, apprendre à rester performant quand le corps commence à protester fait justement partie de l’entraînement.

Le corps doit connaître la fin du match

Prenons un marathonien au 35e kilomètre, un cycliste après quatre heures de course ou un footballeur à la 85e minute. Aucun n’est frais. Pourtant, c’est parfois précisément là que la compétition se décide.

Les préparateurs physiques cherchent donc à développer ce qu’on appelle la « résistance à la fatigue ». Une revue systématique publiée en 2026 dans Frontiers in Physiology, portant sur 56 études expérimentales, confirme sans surprise que la fatigue physique dégrade généralement les performances. Mais elle montre aussi pourquoi étudier — et reproduire intelligemment — ces situations est pertinent : les exigences réelles du sport combinent souvent fatigue physique, décisions rapides et concentration.

Autrement dit, s’entraîner toujours frais préparerait assez mal à un sport où l’on doit parfois sprinter, tirer, pédaler ou réfléchir après deux heures d’effort.

Quand une séance difficile prépare la suivante

Les sports d’endurance connaissent bien cette logique. Un athlète peut par exemple enchaîner deux séances rapprochées afin que la seconde débute avec une récupération incomplète. Une autre stratégie consiste à réaliser certaines séances avec une disponibilité réduite en glucides, donc avec des réserves de glycogène moins importantes.

Pourquoi s’infliger ça ? Parce qu’un faible niveau de glycogène peut amplifier certains signaux cellulaires liés aux adaptations à l’endurance, notamment ceux associés au fonctionnement mitochondrial et à l’utilisation des graisses. Ce n’est pas magique pour autant : une méta-analyse portant sur des athlètes d’endurance entraînés n’a pas trouvé d’amélioration globale des performances grâce à la périodisation restrictive des glucides.

Bref, l’objectif n’est pas de souffrir pour Instagram. Il faut créer un stress précis, puis récupérer.

La fatigue change aussi notre lecture d'une performance

C'est également ce qui rend le sport intéressant à analyser. Un joueur qui semble moins rapide après 80 minutes n'est pas soudain devenu mauvais : il évolue dans un contexte physiologique totalement différent de celui du coup d'envoi. Sur TonyBet, cette dimension peut notamment intéresser ceux qui suivent les paris sportifs Ontario, car les marchés en direct évoluent pendant que la fatigue, le score et le rythme du match changent eux aussi. Une bonne raison de regarder le sport comme un phénomène dynamique plutôt qu'une simple comparaison de statistiques d'avant-match. TonyBet opère d'ailleurs sur le marché réglementé ontarien.

Mais attention : fatigué ne veut pas dire épuisé

C'est là que la nuance devient importante. Les entraîneurs ne cherchent normalement pas à transformer leurs athlètes en zombies. Une fatigue planifiée est très différente d'un manque chronique de récupération.

Il y a donc quelques règles assez simples :

  • la fatigue doit avoir un objectif précis dans le programme ;
  • les séances techniques ou très intenses nécessitent souvent davantage de fraîcheur;
  • sommeil, alimentation et récupération restent essentiels ;
  • une baisse persistante des performances est un signal à surveiller.

Les glucides illustrent parfaitement cette logique. S'entraîner occasionnellement avec une disponibilité réduite peut produire certaines adaptations métaboliques, mais disposer de suffisamment de glucides reste particulièrement important lorsque l'objectif est de maintenir une forte intensité. Les recherches récentes continuent d'ailleurs de souligner leur importance pour les performances d'endurance.

Apprendre à être bon quand tout devient moins facile

Voilà finalement l'idée. Les champions ne cherchent pas seulement à améliorer leur meilleure performance lorsqu'ils sont reposés. Ils veulent aussi limiter la dégradation quand la fatigue arrive.

C'est moins spectaculaire qu'un record personnel à l'entraînement, mais probablement plus utile le jour J. Car une finale, un marathon ou une étape de montagne ne demande pas toujours : « Jusqu'où peux-tu aller ? »

Très souvent, la vraie question est plutôt : « Que peux-tu encore faire quand tes jambes ont déjà décidé qu'elles avaient terminé ? »

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